Histoires de vie, histoires d’ici...
25 janv. 2026Ici, on raconte la vie telle qu’elle est.... des histoires de vie.. les histoires ne s’inventent pas. Ce sont des histoires d’ici.
La vérité de gatoto,Ibrahim et prince ...,
Hier, je suis allé au travail. En arrivant devant la banque SACCO, c la banque pour les plus pauvres, (pas besoin de fond de démarrage), j’ai vu trois enfants qui étudient chez nous. Il y avait beaucoup de personnes autour d’eux, disant que les enfants avaient volé le téléphone d’une maman qui se trouvait là.
Je me suis arrêté devant la SACCO pour comprendre pourquoi on accusait mes enfants. Après avoir dit que ces enfants étaient sous ma responsabilité, que nos enfants ne volaient pas, certaines personnes ont commencé à dire que c’était à moi de payer le téléphone.
J’ai demandé à toutes les personnes présentes de ne pas juger avant d’écouter. J’ai parlé avec les trois enfants au sujet du vol. Ils m’ont expliqué qu’ils n’avaient pas volé le téléphone, mais qu’ils l’avaient trouvé et donné à maman Misiri.
Maman Misiri était parmi les personnes qui disaient que les enfants avaient le téléphone, mais les gens présents n’ont pas accepté cette version.
J’ai alors demandé qu’on cherche une solution en vérifiant les caméras de la banque. La police était présente. La banque nous a aidés à regarder les images du système de vidéosurveillance, et nous avons vu clairement comment les enfants ont donné le téléphone à maman Misiri. Malgré cela, maman Misiri a refusé de reconnaître les faits, en disant qu’elle connaissait la propriétaire du téléphone.
La police est ensuite allée chez maman Misiri et a retrouvé le téléphone caché dans la moitié de son matelas. Il a alors été demandé à maman Misiri de payer 10 000 FRW d’indemnités
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5 000 FRW pour la personne qui nous a aidée à découvrir comment la femme avait pris le téléphone,
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5 000 FRW pour les enfants qui avaient été accusés sans faute.
Merci beaucoup le Rwanda de protéger du mensonge et d'encourager l honnêteté!
La parole entre Aristide et son fils Axel.
J’aimerais vous raconter la discussion que nous avons eue le jour où mon fils Axel était malade.
Avant-hier, maman Chantal m’avait prêté un ordi pour changer les idées de mon fils qui était malade depuis deux jours. Et pour montrer comment j’étais au commencement de l’école Saint François d’Assise de Gisenyi, ici à la Brasserie.
J’ai montré les photos à mon fils Axel, mais il a refusé de croire que c’était moi. Il disait que ce n’était pas possible, parce que j’étais maigre. Et trop gros maintenant! Axel disait : « Papa ne peut pas être comme la personne sur l’image que tu me montres. »
Alors, j’ai pris mon pantalon et, à ce moment-là, il a un peu accepté que cela puisse être possible.
J’ai ensuite demandé à Axel si, quand sa petite sœur était très petite, elle pouvait déjà lui ressembler. Axel a répondu non. Alors je lui ai montré comment moi j’ai une maman, comment la maman d’Axel a son papa et sa maman, et ainsi Axel a compris que chaque personne doit avoir deux parents.
Je lui ai montré les photos de sa sœur quand elle était petite, puis comment il la voit maintenant. De cette manière, Axel a compris qu’une personne passe par différents moments la naissance, la croissance, et un jour la mort. À ce moment-là, j’ai trouvé les mots pour lui demander de prendre correctement ses médicaments, afin d’avoir une bonne vie et de ne pas mourir avant d’être vieux.
Merci beaucoup.
Aristide
Bodaboda
Ce premier jour de 2026, Grâce sortit avec ses amis.
Ce devait être un jour ordinaire, léger, un jour de fête d'ado’enfance. Il se termina autrement elle se cassa l une des deux jambes. Rien de vital, dirait-on. Sans gravité. Pourtant, elle resta douloureuse, ouverte par une large plaie au genou, lente à cicatriser. Elle ne pouvait plus marcher!
Plus tard, je suis allé nettoyer cette plaie moi-même.
Un geste simple, nécessaire, comme on en fait tant ici, quand le temps médical tarde ou manque.
Le 6 janvier, Maman Chantal à son retour, lui donna de l’argent pour qu’elle aille se faire soigner. Mais Grâce ne comprit pas ce qu’on lui demandait. Les mots parfois n’arrivent pas jusqu’au corps, surtout quand la douleur brouille tout.
Aujourd’hui, Grâce est allée chez mama Chantali. Elle voulait la voir. Elle n’a pas pu Chantal, elle aussi, est gravement malade. Elle a perdu la parole. Grâce s’est endormie là, dans l’attente. Puis elle est repartie.
Peu après, je suis allé la voir à mon tour. Nous avons parlé.
Elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas se faire soigner il n y a pas de cardiologue ici. Mais que Grâce, elle, devait absolument le faire. Je l’ai donc renvoyée chez le médecin. Dans la bonne clinique croix du Sud.
L’examen a montré qu’il n’y avait rien d’anormal au niveau des os. Mais la douleur, elle, était bien là. Le médecin a expliqué que l’os avait été touché, que la plaie disait clairement la fracture. Le corps parlait autrement que les radios. Des médicaments ont été prescrits.
Grâce est allée les acheter, puis elle est rentrée chez elle.
Elle est maintenant à la maison.
Le médecin lui a ordonné de ne plus marcher, de laisser la jambe au repos. La guérison exige parfois l’arrêt, le retrait, l’obéissance au temps.
Grâce a promis de prendre tous les médicaments comme indiqué, afin de guérir le plus vite possible. Elle a aussi pris un jour de congé. C est la première fois que Grâce prend le temps pour elle se soigner! Le docteur lui a donc bien parlé!
Ainsi s’est écrit ce jour-là entre douleur et patience, entre soin improvisé et médecine, entre parole absente et décisions sont nécessaires.
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