Et puis j’ai fini par revenir à ma chambre d’hôte. Dans une pièce silencieuse où le repas tarde et où mes émotions cherchent leur place....Cette journée m’a retournée de l’intérieur, puis voir une petite lueur douce entrer. Une bouteille d’eau pétillante, un spaghetti!
Éric le manager de Vedaste le boss ami, propose un petit feu parce qu’il m’a vue mettre une couverture. C’est exactement ça, le Rwanda... si touchant! Une délicatesse sans bruit, une attention sans calcul, une gentillesse qui ne se met jamais en scène. Ici, on ne fait pas de théâtre. Pas de commedia dell’arte, pas de surjeu, pas de politesse forcée. Juste des gestes simples, vrais, humains...
“Tu veux un petit feu ?”
“Tu veux de l’eau ?”
“Tu veux manger quelque chose de chaud ?
Rien d’extravagant, mais tout est bon, juste…J’arrive ce soir à mon logement avec le cœur plein, l’esprit encore secoué, et le pays…mon petit pays répond avec un petit couvert en plus, une main tendue, un sourire discret. Quelqu’un m’observe sans juger mais qui voit que je frissonne....
C’est ça, le Rwanda pas trop chaud, pas trop froid, tempéré mais ardent dans la bonté. Et quelque part, ça permet quelques minutes de poser son sac intérieur. De respirer. De sentir que même dans le chaos, même dans la fatigue, quelqu’un te voit et te propose un peu de chaleur. Je peux manger un spaghetti tranquillement, respirer l’air du soir, écouter la douceur rwandaise, la musique au-dessus du Kivu, et laisser retomber la journée...
Jusqu'à demain..et ...le gardien prépare un bon feu dans la cheminée...
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