Je vous présente le bilan du mois de juillet.
À la Maison pour Tous
Les enfants ont appris les quatre chiffres 7, 8, 9 et 10, avec une moyenne de réussite de 85 %.
Nous étudions un chiffre par semaine.
Ils ont également appris quatre lettres, E, F, G et H — comme d'habitude, nous étudions une lettre par semaine.
Les enfants ont atteint une moyenne de 90 %.
En juillet, pendant les congés, deux personnes ont travaillé bénévolement pendant deux semaines. Durant leur engagement, elles ont donné des cours de potager et des chansons aux enfants. Leur production éducative a été évaluée à une moyenne de 70 %.
Chaque mois, nous accueillons de nouveaux enfants. Ceux que nous avons accueillis ce mois-ci ne connaissaient pas encore l'ordre et l'organisation, mais nous terminons juillet avec un taux d'organisation de 75 %. Ils connaissent désormais l'emplacement du matériel et le nom de chaque zone. Ils savent ranger leur matériel et savent comment utiliser ce qui se trouve dans leur zone.
Concernant les évaluations
Après la remise des bulletins, j'ai constaté que plus de 35 enfants ont échoué dans leur école publique. L'État avait prévu un système de cours pour les enfants en échec pendant les vacances, suivi d'un nouvel examen, afin de donner une chance à ces enfants d'avancer, de diminuer le nombre d'enfants qui redoublent, et de faire de la place pour les nouveaux enfants.
Après le retour des enfants à l'école, j'ai établi la liste des enfants qui viennent à la Maison pour Tous mais qui présentent des faiblesses dans différentes matières, afin de les aider dans leurs difficultés. J'ai recensé 25 enfants dans ce cas. Vous les recevrez en photos.
Le chemin vers l'école
Mardi, je suis allé au district et j'ai vu le vice-maire. Il m'a dit qu'une machine va tracer les chemins, qui devront ensuite toucher toutes les parcelles ; c'est la responsabilité du "one stop center".
Le chemin prévu pour nous passe actuellement par la clôture d'Ange, à côté de chez lui. Nous ne savons donc pas encore quand le district procédera à l'expropriation permettant d'enlever cette clôture. En attendant, nous continuerons à utiliser le petit chemin que nous empruntons actuellement.
Pour que le chemin soit complet, il faudra ouvrir les deux portes chez Ange, ainsi que la grande porte chez la dame que nous appelons "maman Rémy".
À l'école des Petits Jardiniers Agriculteurs
En juillet, nous avons brûlé beaucoup d'herbes sèches, car le soleil était très fort ; nous espérons que la saison des pluies arrivera bientôt. Le point d'eau de l'école est à sec.
Nous avons fait le paillage, ce qui a évité que toutes nos plantes ne se dessèchent. Nous avons également fait des semis en pépinière, qui nous serviront pendant la période des pluies.
Nous avons remarqué que les cannes à sucre occupent beaucoup de place. En août et septembre, nous vous proposons de réduire leur surface afin d'avoir assez de place pour les autres cultures.
Ce mois-ci, les enfants ont appris deux chansons et ont découvert les différentes zones de la permaculture ; ils en comprennent bien le fonctionnement et l'importance.
Un geste de solidarité : la famille Gatoto
Ce mois-ci, notre jardin a permis de soutenir la famille de Gatoto. Cette famille était restée un jour sans manger. Gatoto est venu me demander de récolter les patates douces qu'il n'avait pas pu manger de la journée ni de la nuit, et j'ai accepté.
Gatoto a récolté des patates douces, des carottes, de la canne à sucre et des papayes. La famille était très contente, et sa mère m'a remercié au nom de l'association, qui a mis en place un projet contribuant à éliminer la pauvreté.
Les enfants vulnérables
Grâce reste toujours chez elle. Sa grand-mère vend des petits poissons (isambaza) grillés ; comme vous le savez, elle vieillit et travaille beaucoup. Grâce l'aide dans les travaux de ménage et de lessive. Les jours où elle vient travailler ici, elle m'a dit que sa mère souhaite lui apprendre à acheter et vendre des poissons au Congo ; elle envisage donc un petit commerce de poissons. Cette famille n'a pas de mutuelle de santé.
Erissa est devenu un bon garçon. Il travaillait au début à l'Eden Garden, où il préparait les poissons à griller et les pommes de terre pour les frites. Aujourd'hui, c'est lui qui prépare et dirige les autres en cuisine
Erissa est devenu chef de cuisine, grâce à la formation que lui a donnée maman Chantal, la présidente de l'association Sarahmoon. Il donne de l'argent à sa famille, dont la situation s'est nettement améliorée par rapport aux années précédentes.
Fabrice n'a pas changé de comportement. Il habite en ville, à côté de la grande barrière, et circule toujours dans les rues. Il est devenu un grand jeune homme et essaie de prendre soin de son hygiène. Le jour où je l'ai rencontré, il était propre, mais il dort toujours dans la rue.
Gatoto a changé de comportement il se lave et reste toujours propre, et va à l'école tous les jours. Il a échoué cette année. Hier, il m'a dit qu'il veut étudier jusqu'à pouvoir vous parler en français ou en anglais. Sa famille traverse des difficultés, notamment pendant la période de fermeture du lac Kivu, qui empêche les pêcheurs de pêcher. Cette famille n'a pas de mutuelle de santé pour se soigner, ce qui n'est pas facile.
Mababa n'est pas beaucoup venu pas plus de deux fois en juillet. La semaine passée, je suis allé rendre visite à sa famille pour comprendre pourquoi les enfants ne venaient plus. Mababa était en train de préparer la nourriture sa mère est malade, et ses sœurs ont quitté la famille à cause des mauvaises conditions de vie. J'ai demandé à la mère de Mababa d'aller se faire soigner elle m'a répondu qu'elle n'a pas de mutuelle de santé, et m'a montré les remèdes à base de plantes qu'elle utilise. Je ne savais pas quoi lui dire dans ce moment-là. Je lui ai seulement promis de venir récolter les régimes de bananes et les fruits qui se trouvent sur leur parcelle. Mais il n'est pas revenu depuis.
Manu hier vers 10h00, Manu et son frère Moïse étaient chez Koen. Moïse chargeait de la terre dans un camion, et Manu travaille souvent chez Koen comme aide-maçon. Manu est en quatrième secondaire et poursuivra en cinquième. Il m'a dit qu'il étudie la construction et la soudure, et qu'il fait tous ces travaux pour financer son minerval. Il vit actuellement chez un ami afin d'éviter les problèmes dans sa famille.
Ibrahim vient souvent et étudie pendant les vacances. Sa mère vend des œufs, et sa sœur transporte des cannes à sucre pour des voisins. Ibrahim n'a pas d'uniforme. Ce qui est encourageant, c'est qu'il étudie chaque jour ; je l'ai rencontré à de nombreuses reprises.
Gilbert est toujours à l'hôpital ; ses escarres restent importantes. Il a trois escarres sur la fesse ; grâce aux soins nutritionnels reçus, on voit qu'il est en train de reprendre le dessus. J'avais trouvé une personne pour l'aider, mais elle a exagéré sur le salaire en demandant deux cent mille francs ; j'ai refusé et je continue à chercher quelqu'un qui ne demande pas un salaire aussi élevé. Je suis allé à l'hôpital mardi pour demander un document sur l'évolution de Gilbert, mais tout le personnel a refusé, en expliquant que cela pourrait bloquer l'aide que Gilbert reçoit habituellement, et que c'était leur secret.
Justin et sa sœur sont partis à Cyangugu pour rendre visite à leur oncle. Leur mère m'a dit qu'il reviendra à la fin du mois d'août.
Le terrain de l'école du jardin
Quand je suis allé au district pour voir si nous pouvions construire un petit bâtiment à l'école du jardin, le service du "one stop center" m'a informé que notre parcelle, UPI 3/03/09/06/15, se trouve dans une zone de lignes volcaniques, ce qui rend la construction difficile.
Compléments et réponses à vos questions
Pour Grâce, qui a travaillé deux semaines pendant les congés, elle recevra 24 000 FRW.
La semaine passée, je n'avais pas pris beaucoup de photos.
Le chemin
Vous savez la grande porte qui donne sur la route asphaltée : l'État a décidé que le propriétaire doit l'enlever. Il y a un chemin horizontal qui doit passer entre les deux murs de chez Ange et continuer vers la rivière, du côté de chez Kazungu. Le chemin vertical (la route asphaltée) doit donc rejoindre ce chemin horizontal ; à cet endroit, nous passerons chez Ange, une fois qu'il aura enlevé les briques de sa clôture. Ce sera un chemin public, pas un chemin privé. Mais nous continuerons à utiliser le petit chemin que nous avons actuellement, sans passer par la rivière du côté de chez Kazungu.
Les cannes à sucre
Je vous avais proposé de réduire les cannes à sucre pour trouver de la place pour les autres plantes et éviter qu'elles ne prennent toute la place. Mais le plus important, c'est que nous devons garder des cannes à sucre pour éviter de dépenser beaucoup d'argent pour les collations.
L'eau d'arrosage
Le réservoir se remplissait pendant la saison des pluies : nous avons fait de petites rigoles avec des gouttières qui conduisent l'eau vers le réservoir. Mais en période de sécheresse, l'eau s'épuise vite. S'il y a moyen, comme pour la clôture, on pourrait installer un robinet à l'intérieur.
La petite maison
Concernant la petite maison, j'irai demain voir Monsieur Emmanuel, le voisin, pour qu'il nous aide à retrouver le propriétaire. Si nous achetons cette petite maison, il serait possible de la rénover au lieu de construire un nouveau bâtiment.
La visite de Cynthia
Je confirme que j'irai lui rendre visite vendredi prochain, le 07/08/2026. Ce que je vous demande, si c'est possible, c'est de demander l'autorisation de prendre des photos, car cela leur est totalement refusé d'habitude.
Merci beaucoup.
Coordinateur, Aristide Twishime