Rapport d'Aristide, mois d'août — Rubona
En août,
les enfants ont étudié trois lettres, H, I et J, avec un taux d'apprentissage de plus de 80%. Pour les chiffres, ils ont vu le 10, le 11 et le 12, avec 85% de réussite. Le reste s'explique par les plus petits, qui ont encore du mal avec la manipulation de l'écriture.
Côté artisanat,
les enfants ont fabriqué des poupées et des personnages dans les tissus qu'Aristide avait ramenés de Gisenyi, mais les tissus étaient en quantité insuffisante.
Le mois a aussi vu un bel accueil : plus de 25 enfants à la maison pour tous. Les cahiers d'appel des deux classes sont terminés, il faudra en acheter des nouveaux dès la semaine prochaine. La semaine passée, les enfants ont fait des jeux de manipulation et de motricité avec le matériel de la classe.
La fréquentation
a été telle que la collation a épuisé une bonne partie des cannes à sucre plantées à l'école des petits jardiniers. Il n'en reste que peu, et Aristide cherche une autre solution pour que les cannes à sucre ne finissent pas toutes dans la collation, au détriment de la plantation.
À l'école des petits jardiniers
la fréquentation reste très bonne, plus de 30 enfants. Aristide remarque qu'ils préfèrent les cours de plantation à ceux de la maison pour tous, et se demande pourquoi. Sa réponse : les enfants travaillent de leurs mains en s'amusant, en chantant, et voient le résultat de leur travail directement dans la parcelle, ils voient pousser leurs plantes. La collation aussi est là, tout près, visible chaque jour. Et la récolte aide leurs familles de façon simple et directe.
Ils ont fait les semis dans des sacs noirs, carottes et oignons, suspendus près de la maison de la reine — les photos le montrent. Ils ont récolté des cannes à sucre, des patates douces et des corcas. Les enfants qui ont eu de belles récoltes ont donné des cours de partage à leurs amis et collègues dans leurs sociétés. Et ceux qui traînent un peu, les "paresseux", ont eux aussi reçu une leçon, pour les pousser à travailler davantage et produire plus.
Sur l'hygiène des parcelles, le risque reste la prolifération des herbes dans le compost.
Les enfants ont fait une révision de la leçon de permaculture et savent désormais différencier les zones à environ 90%. Les jeunes pousses de la pépinière ont été plantées.
Le mois a connu un grave problème d'eau. L'approvisionnement s'est arrêté, et les enfants sont allés puiser l'eau à la rivière de Gikombe pour pouvoir arroser leurs plantes.
**Gilbert.**
Début août, Gilbert traversait un moment dangereux, un mauvais tournant dans sa vie. Après l'intervention d'Aristide auprès des autorités et de spécialistes, les choses ont commencé à revenir à la normale. Vers la fin du mois, il a eu une poussée d'escarres, et les infirmières font maintenant les pansements comme il faut. Aristide, quand il ne peut pas se rendre à l'hôpital, contacte Gilbert pour vérifier que les soins ont bien été faits, et signale au chef de chirurgie si ce n'est pas le cas. Côté alimentation, Gilbert reçoit des fruits et la nourriture qu'Aristide lui envoie.
La semaine dernière, ils ont mis en place un système d'envoi par moto ou vélo, la nourriture étant livrée directement à la porte de l'hôpital de Gisenyi les jours où Aristide ne peut pas s'y rendre. Gilbert mange bien désormais : poisson, œufs, fruits, isambaza.
Sa vie reprend, visiblement.
Côté hygiène, il reçoit des pampers via les services sociaux, et quand il n'y en a pas, il le signale à Aristide, qui les paie. Tout va bien de ce côté.
**Grâce.**
Elle a cherché à respecter les horaires et à donner les leçons aux enfants. Elle a travaillé 22 jours en août.
**Zamu.** Travaille bien, respecte son temps.
Chez le jardinier, ses fraises sont sèches malgré l'arrosage — le soleil est trop fort. Les semis qu'il a mis dans son jardin ne poussent pas.
**Cynthia.** La visite est prévue le 4 août 2026, soit ce vendredi.
Aristide termine en remerciant pour la bonne collaboration.