Suite du rapport d'Aristide, Rubona

Hier, Mababa, Ibrahim, Gatoto, Éméline et Anitha se rendaient à la maison pour tous, sur la route noire, quand ils ont vu une femme rôder du côté de l'école de jardin. Ils ont couru vers l'école pour éviter qu'elle ne la casse encore. En cherchant à comprendre, les enfants ont su que c'était bien elle qui avait cassé la clôture de l'école.

Les cinq enfants ont décidé de prendre la femme, la "folle", à partie. Ils lui ont dit que c'était elle qui avait cassé leur clôture, elle et personne d'autre, et qu'elle devait leur rembourser leurs forces et l'argent perdu dans la construction. Elle a répondu non, non, ce n'est pas moi, c'est vous. Les enfants ont insisté : c'est toi, c'est toi, et tu dois nous rembourser. La discussion a duré longtemps, puis les enfants ont fini par la retenir.

Gatoto a appelé Aristide depuis le téléphone d'un homme croisé en chemin, qui proposait de venir voir celle qui avait cassé la clôture et de la conduire à la police. Aristide a rappelé sur le téléphone de cet homme, qui lui a tout raconté. Il est ensuite allé vérifier si la clôture avait été cassée à nouveau, et a constaté qu'elle était restée dans l'état où ils l'avaient laissée la semaine précédente.

Il s'est ensuite rendu à la police pour retrouver les enfants et la femme. Elle y était déjà. Aristide a demandé aux enfants de lui pardonner, en expliquant qu'elle n'a pas toute sa tête et que son cerveau ne fonctionne pas bien. Les enfants ont accepté. Aristide est allé demander le pardon à la police également, en rappelant que cette femme est folle.

La police a demandé qu'on amène les enfants pour qu'ils accordent eux-mêmes leur pardon, puisque c'est leurs plantes qu'elle avait abîmées. Les enfants sont venus et lui ont pardonné. En sortant, la femme a dit merci à tout le monde, puis a demandé si on pouvait lui donner des cannes à sucre. Les enfants ont répondu non, non, tu nous as volés. Et ils sont repartis vers la maison pour tous.

Merci beaucoup,
Aristide Twishime

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